Anévrisme | définition, symptômes et traitement

Les anévrismes artériels se caractérisent par la dilatation acquise et permanente d’un segment d’artère . S’ils sont assez rares, ils sont très dangereux lorsqu’ils sont volumineux et situés sur de grosses artères (surtout l’aorte). Leur évolution naturelle inéluctable est alors l’augmentation de volume aboutissant à la rupture avec hémorragie interne, parfois mortelle.

Leur cause la plus fréquente (85 %) est l’athérome (dépôts de graisse sur la paroi des artères) dont la localisation principale (95 %) est l’aorte abdominale basse. Mais toutes les artères peuvent être touchées (cérébrales, aorte thoracique, au niveau des membres inférieurs…) D’autres causes sont plus rares : syphilis (exceptionnelle), infections (dont les salmonelloses), atteinte congénitale du tissu artériel… Les traumatismes avec plaie des artères ou après chirurgie artérielle peuvent entraîner de faux anévrismes.

Manifestations de l’anévrisme

Le diagnostic est souvent difficile car il est assez rare de palper l’anévrisme. Il ne devient évident qu’en cas de complication (compression d’un organe proche ou fissuration du sac anévrismal) : douleurs, fièvre , anémie… Les anévrismes sont le plus souvent associés à d’autres maladies liées à l’athérome : hypertension artérielle , diabète, hypercholestérolémie , angine de poitrine ou infarctus du myocarde , souffle sur les artères du cou (carotides)… Le diagnostic est le plus souvent fait par des examens complémentaires : échographie , radiographies , artériographie, scanner , IRM …

Traitement et évolution de l’anévrisme

Sans traitement, l’anévrisme va grossir. La dilatation de l’artère (appelée sac anévrismal) va alors comprimer les organes voisins. Puis il va se remplir de caillots, avec un double risque : la migration des caillots vers de plus petites artères, ce qui va les boucher, et/ou l’occlusion du segment artériel anévrismal. Il existe également un risque d’infection autour de l’anévrisme. Mais le risque principal est toujours la rupture. Celle-ci s’accompagne d’une hémorragie interne, mortelle si l’anévrisme siège sur l’aorte ou ses grosses branches. Ce risque impose, dans la plupart des cas, le traitement chirurgical des anévrismes de l’aorte. Seuls les petits anévrismes silencieux chez des sujets en état général précaire peuvent être surveillés. Les anévrismes des artères plus petites ou d’accès difficile peuvent de pas être opérés, mais bouchés volontairement pour éviter les complications. Le traitement chirurgical sera d’autant plus facile qu’il sera fait en dehors d’une urgence (liée à la rupture ou à la fissuration du sac anévrismal) et quand l’anévrisme sera encore petit. Mais il ne permet en aucun cas le traitement de l’athérome causal.

Prévention de l’anévrisme

Le traitement des facteurs de risque artériel est donc fondamental, même après la chirurgie : traitement de l’hypertension artérielle , du diabète, des troubles du cholestérol , arrêt du tabac … Il faut également bien suturer toute plaie artérielle.

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